Les bâtiments participent pour 43% à l'énergie consommée en France et contribuent de manière non négligeable à l'émission des gaz à effet de serre (22%). Il est donc important et urgent d'agir pour limiter ces conséquences.
Une conception bioclimatique des bâtiments aboutit à des modes de construction moins énergivores, moins polluants, et donc moins producteurs de gaz à effet de serre. De nombreux
1.1- Terrain , soleil et végétation.
L'éco-habitat ne consiste pas forcément à construire une maison bardée de panneaux solaires, d'éoliennes et de récupérateurs d'eau. Le principe premier de l'éco-habitat est avant tout une insertion optimale de l'habitat dans son environnement, qui permet à elle seule de réduire les besoins énergétiques d'une habitation. Cette approche est appelée conception bioclimatique.
Terrain :
La conception bioclimatique se définit tout d'abord par une approche optimale de l'habitation et de son terrain. Cet aspect central de l'architecture est malheureusement trop souvent ignoré. Quelques méthodes simples permettent de réduire les pertes d'énergie ou la consommation excessive de celle-ci. Lors de l'achat d'un terrain ou encore d'une maison, il faut tout d'abord s'assurer de la proximité des services, qui permet de limiter l'usage de la voiture. Ensuite, le terrain ne doit pas être bouleversé : un terrain en pente ne doit par exemple pas être modifié car il permet de profiter des circulations naturelles de l'air. Ces circulations naturelles sont moins favorables dans une cuvette. Le terrain en pente, au même titre que tout terrain plat, peut également donner lieu à la construction d'un habitat semi-enterré. Ce type d'habitat, qui possède une faible surface de contact avec le milieu extérieur, permet ainsi de profiter des apports de chaleur et de fraîcheur liés au sol, en hiver et en été, ce qui limitera les variations de températures.
Soleil :
Toujours dans le cadre d'une conception bioclimatique, « jouer » avec le soleil et le climat entraîne de grosses économie d'énergie . En effet, le meilleur chauffage est le soleil lui-même. Les apports solaires sont donc à valoriser en priorité. Cela implique un choix d'orientation de l'habitat sur le terrain par rapport au rayonnement solaire. De ce fait, la position optimale d'une habitation sur le terrain est une façade principale au sud, dégagée des ombres des bâtiments voisins, qui permettra un ensoleillement constant, été comme hiver. Les fenêtres, bien souvent responsables de pertes importantes de chaleur sont, elles, placées de façon à maximiser les apports de lumière et de chaleur. La conception idéal se définit par de grandes baies vitrées exposées au Sud, et par la réduction drastique des ouvertures au Nord. Ainsi, la maison peut recueillir directement les apports solaires, et de la même manière réduire les besoins en électricité et chauffage. Une véranda peut également jouer un rôle de capteur solaire efficace ; en façade sud, elle permet de valoriser les apports solaires en hiver ou en demi-saison.
Végétation :
Enfin, le végétal, symbole même de l'écologie, possède lui aussi une place non-négligeable en matière de conception bioclimatique. Une approche optimale se définit par des haies et végétaux denses et persistants qui protègent des vents froids, et des haies plus légères et plus basses au sud : la maison ne souffrira pas d'ombres gênantes en plein hiver. Il faut également penser à privilégier les arbres à feuille caduques devant une terrasse ou à l'ouest de la maison : leur ombre rafraîchira l'été mais ne gênera pas l'hiver, une fois leurs feuilles tombées.
1.2- L'urbanisme
L'intérêt d'un habitat écologique c'est qu'il ne pollue pas,
pour qu'il ne pollue pas on peut jouer sur l'habitat directement mais également sur sa position dans l'environnement, c’est l’urbanisme.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser un mode de vie citadin peut s'avérer bien meilleur pour l'environnement. En effet depuis quelques années des villes au quatre coins du monde élaborent ce qu'on appelle des « Eco-quartiers ». En plus de la volonté de créer des maisons à qualité environnementale, un travail d'urbanisme est réalisé pour rendre à ce qui aurait put être une banlieue dortoir un vrai quartier avec une vie de communauté . Ce principal aspect du logement durable est trop souvent ignoré, et le problème est que les économies parfois réalisées à l'échelle d’un bâtiment sont inhibées par la forte dépense d'énergie des transports due à l'isolement dans la nature. Par exemple la nécessité d’utiliser sa voiture pour des tâches quotidienne telles que aller acheter du pain.
Le principe de l'urbanisme écologique est de rendre un quartier autonome dans son déroulement de tout les jours. On peut citer, le commerce de proximité qui permet de faire ses course sans utiliser la voiture, des entreprises permettant ainsi de donner au quartier une dimension plus attrayante ainsi que d'autres gestes simples pour les municipalité comme l'aménagement de pistes cyclables ou l'installation de transports en communs ou encore une collecte des déchets selectives. Au delà de ses vertus durables, un urbanisme meilleur favorisera la qualité de vie .
Le bâti est un des atouts majeurs d'un habitat performant en terme d'écologie. Il permet d'optimiser la qualité de l'enveloppe de la maison, d'économiser l'énergie et d'apporter un confort pour toute la durée de vie du bâtiment.
Une bonne enveloppe :
- doit être très bien isolée afin de limiter les pertes de chaleur.
- doit être étanche à l'eau et à l'air.
- doit pouvoir assurer une bonne régulation de l'humidité, grâce à des matériaux « respirant ».
Pour optimiser cette enveloppe, il existe un principe qui prend en compte tout ces éléments : c'est l'isolation thermique.
A- L'ISOLATION DES MURS.
Isolation par l'extérieur :
Plusieurs solutions techniques existent :
Le bardage : il est utilisé pour recouvrir les murs nord est et ouest afin de protéger la maison contre les pluies et les vents dominants. Il protège largement des infiltrations extérieures.
La vêture : elle est constituée d'éléments qui sont préfabriqués en usine. Elle se compose d'un isolant sur lequel est directement fixé une plaque de parement pouvant être de la tôle d'acier, de la tôle d'aluminium, du polyester armé ou du PVC.
L'enduit isolant. Il est composé de matériaux isolants incorporés dans du mortier. L'enduit isolement n'est pas d'aussi bonne qualité que le bardage ou la vêture, cependant, il peut être appliqué comme complément d'isolation sur une surface déjà isolé, lors d'une rénovation par exemple.
Isolation des murs dans leur épaisseur (isolation répartie) :
Une autre solution permet de construire et d'isoler avec un seul et même produit, c'est l'isolation répartie. L'isolant est en fait intégré au mur lui-même. Deux grands types de produits sont aujourd'hui proposé : les monomurs en terre cuite, ou les blocs et panneaux hauteur d'étage en béton cellulaire.
Le colombage est également une solution d'isolation répartie. Le principe est de monter des murs de chanvre grâce à un très bon isolant thermique : le béton de chanvre. Sa structure constituée de fibres permet de petits espaces dans le mur lui-même qui isolent du froid et conservent efficacement la chaleur.
L'ossature bois, très à la mode, fait aussi partie des méthodes de construction à isolation répartie. En effet, l'isolant est lui aussi intégré à l'ossature.
Ces solutions permettent de gagner du temps lors de la construction, car la structure et l'isolant sont compris dans un seul et même produit, mais aussi de réduire efficacement les ponts thermiques. Cependant, un isolant supplémentaire est bien souvent rajouté.
Pour une isolation thermique optimal, il faut également bien isoler les combles, habitables ou non, les planchers sur vide sanitaire ou locaux non-chauffés ou encore les toitures terrasses.
Les ouvertures permettent de profiter du rayonnement solaire. Elles peuvent cependant très vite dégrader le bilan thermique de la maison, en isolant mal le bâtiment du froid et en le rendant également perméable à la chaleur.
Toutefois, une bonne répartition de ces ouvertures, 50% au nord, 20% à l'est et à l'ouest et 10% au sud, et un vitrage de qualité permettent de bénéficier de plus de chaleur et de moins de bruit.
Plus de chaleur :
Les vitrages sont définis par leur qualité d'isolation, désigné par un coefficient « K ». Plus ce coefficient est faible plus la qualité du vitrage est bonne en terme d'isolation est bonne.
Un vitrage est isolant et donc performant grâce à une lame d'air emprisonnée entre deux parois vitrées. Un simple vitrage, ne possédant pas de lame d'air, possède un coefficient « K » de 5,7. Un double vitrage 4/20/4 (lame d'air de
Moins de bruit :
En ville, le niveau de bruit extérieur est en moyenne de 70 dB. Un vitrage de qualité permet de diminuer sensiblement ce niveau sonore.
L'indice « R » d'un vitrage traduit sa qualité à réduire le bruit extérieur. Plus il est élevé et meilleure est l'isolation acoustique. Un simple vitrage possède un indice « R » de 22 dB. Cet indice peut très vite augmenter avec un double vitrage ou les parois vitrées sont épaissies : par exemple, avec un vitrage 6/10/14, on peut obtenir une ambiance sonore de 35 dB, comme à la campagne.











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